Salle Snoezelen en EHPAD :
Etre à l'écoute du bien-être de nos aînés

A son origine, le concept Snoezelen est développée pour l’accompagnement de maladies comportementales dans le milieu du handicap. Ces espaces voient maintenant le jour dans des structures d’accueil très diversifiées, telles que les crèches, les services gériatriques, les services de prise en soin des maladies d’Alzheimer mais aussi au sein des établissement d’hébergements pour personnes âgées dépendantes (EHPAD).

L’espace Snoezelen est un lieu confortable, de liberté, de respect des choix et du rythme de la personne concernée. C’est un moment de détente adapté à l’accompagnement de personnes atteintes de troubles du comportement, de difficultés cognitives et de communication.

Il doit offrir un climat sécurisant, par sa conception, par les objets qu’il contient mais aussi et surtout par la qualité de l’accompagnement.

Comment mettre en place un espace de stimulation sensorielle en gérontologie ?

Une salle Snoezelen doit être confortable et rassurante : le résident doit entrer dans une atmosphère relaxante, apaisante et dans un climat sécurisant.

Elle procure aux personnes âgées des sollicitations sensorielles douces et diversifiées qui génèrent du plaisir et de la détente. Ses cinq sens seront stimulés grâce à la musique, aux jeux de lumières, à la vibration ou encore aux sensations tactiles et olfactives.

Généralement cette expérience est proposée lors de séances de 30 minutes environ.

Les techniques et le matériel qui peuvent être utilisés en EHPAD

  • Stimulation olfactive : diffusion d’huiles essentielles
  • Matelas à eau
  • Parcours sensoriels
  • Dalles tactiles
  • Coin pour la relaxation (lumière tamisée)
  • Objets de stimulations visuelles : par exemple, Colonnes à bulles simple ou interactive, fibres optiques
  • Musique et sons
  • La toucher massage
  • La salle de bain aménagée (Bain à remous, balnéothérapie…)
  • Jardins sensoriels
  • Les fauteuils lestés ; sensation de confort extrême et un enveloppement très rassurant

Vous l’aurez compris l’intention ici est celle d’aider le résident à se détendre et de calmer ses angoisses. Pour y arriver la relation doit être individualisée, faite de disponibilité et d’écoute entre le soignant et la personne âgée. Il faut savoir que cette approche est non directive, sans obligation de résultat, ni d’objectif à atteindre.

Ce qui est également très important c’est le comportement verbal et non verbal du soignant lors de la séance : il doit s’adapter au rythme de la personne, être à l’écoute de ses demandes, contrôler la stimulation multi sensorielle, adapter l’ambiance multi sensorielle (intensité de l’éclairage, changement de couleurs, volume de la musique…) selon les réactions du résident. Il est d’ailleurs primordial pour le personnel soignant d’être formé à la méthode snoezelen afin de l’appliquer au mieux et en toute sécurité.

Les bienfaits de cette thérapie non médicamenteuse sur les résidents et le personnel soignants

Certaines études mettent en évidence les bienfaits qu’une approche comme la méthode Snoezelen, peut apporter tant aux résidents et aux personnels soignants :

  • Après une séance Snoezelen certains retrouvent l’envie de s’investir dans des ateliers et des activités mis en place par les animateurs en EHPAD.

  • Il a été observé chez des personnes atteintes de troubles du comportement ou de la maladie d’Alzheimer une baisse des comportements agressifs, des douleurs et de l’apathie. Baisse des prescriptions de médicaments.

  • Une étude analysant les effets des séances snoezelen sur des personnes souffrant de troubles du comportement indique une baisse de la pression artérielle et du rythme cardiaque juste après les séances Snoezelen. Egalement augmentation significative de l’estime de soi, jusqu’à une semaine après la fin des séances.

  • Le personnel soignant oublie sa blouse blanche et son rôle change. Une relation générale de meilleure qualité et un vrai lien s’instaure entre la personne âgée et le soignant

Références bibliographiques :

  • Etude comportementale comparative réalisée par Van Weert et Al. en 2005 en unité psychogériatrie aux Pays-Bas
  • Etude de Andreeva et Al en 2011